Medicina & Arte

domingo, junho 06, 2010

FORMAÇÃO MÉDICA...(Actualização)

Risque cardiovasculaire : le diabète n’équivaut pas à un antécédent d’infarctus du myocarde
Publié le 04/06/2010


Il est bien admis que le diabète est l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire. A tel point que le risque d’événements associé au diabète pourrait être équivalent à celui observé chez les patients ayant une cardiopathie ischémique documentée.
L’idée à la base de ce travail était de chercher à mieux préciser le risque associé au diabète. Pour ce faire les données de la cohorte REACH (REduction of Atherothrombosis for Continued Health) ont été revues. REACH est un registre prospectif international ayant suivi quelque 70 000 patients pendant 4 ans. Il s’agissait de sujets ayant une atteinte athérothrombotique patente (cardiopathie ischémique, antécédent d’accident vasculaire cérébral ou artériopathie oblitérante des membres inférieurs) ou une accumulation d’au moins 3 facteurs de risque cardiovasculaire.
Il s’avère que, chez les diabétiques comme chez les non diabétiques, le risque d’événements cardiovasculaires majeurs à 1 an est directement lié au nombre de sites atteints par l’athérothrombose (événements symptomatiques) ; ce risque est significativement supérieur chez les diabétique (3,8 %) par rapport aux non diabétiques (3,0 % ; p < 0,001).
Il ressort également que le risque des patients diabétiques n’ayant pas d’atteinte athérothrombotique documentée est moindre (2,2 %) que celui des patients, diabétiques mais aussi non diabétiques, ayant une atteinte athérothrombotique documentée (respectivement 6,0 % et 4,0 % ; p < 0,001). Ces résultats sont confirmés après ajustement sur l’âge et le sexe.
Ce travail, réalisé sur une population de patients - notamment les diabétiques - recevant pour beaucoup d’entre eux une thérapeutique médicamenteuse conforme aux recommandations actuelles, confirme que le diabète est un important facteur de risque d’événements cardiovasculaire, et ce d’autant plus qu’il existe une atteinte athérothrombotique documentée, d’un ou pire de plusieurs sites.
En revanche, ce travail fait apparaître qu’une atteinte athérothrombotique documentée pèse d’avantage, en termes de risque d’événements cardiovasculaires, que le diabète seul.
Le diabète : un équivalent de cardiopathie ischémique ? Rien n’est sûr ! Ce sujet passionnant reste ouvert.


Dr Olivier Meillard

Krempf M et coll. : Cardiovascular event rates in diabetic and nondiabetic individuals with and without established atherothrombosis (from the REduction of Atherothrombosis for Continued Health [REACH] Registry) Am J Cardiol 2010; 105:667-71